• Vice city

    The Vice City collection deals with landscape. In the video games, it holds a secondary role, set as a simple background for the plot. The slow motion of my walks led me to explore the spaces that are usually forgotten by players. The pictures show side spaces, barren and industrialized areas. The aesthetics reminds us contemporary photo shooting, Japanese engraving and painting. Confusion is over the nature and the origins of these floating pictures.

    La série Vice City traite du paysage. Dans les jeux vidéo celui-ci tient un rôle secondaire, posé comme simple décor pour l'action. Au rythme ralenti de mes promenades, j'ai parcouru ces espaces oubliés des joueurs. Les photographies donnent à voir des espaces en marge, désertiques et industriels. Images inscrites dans l'histoire de l'art, l'esthétique rappelle à la fois la photographie contemporaine, l'estampe japonaise et la peinture. Pourtant elles restent des archétypes de paysage; des images fantasmées d'un paysage intemporel. Le trouble plane sur la nature et l'origine de ces photographies flottantes.

  • First person shooter

    This collection was produced during a training session in an American camp in Afghanistan. Far from the activity of the shooting ranges and explosions, I strided along the area looking for other soldiers. I first encountered them playing basketball, bodybuilding or just sitting, far away from the restlessness of missions. I then took pictures of them from a close point of view, and then further away. I busted these synthetic faces looking for a light. A trouble remains present. All the elements of the reality of war are here, but we can sense a strange sensitiveness in the looks. The marks of horror and suffering are on the soldiers' faces, but yet beyond this hyper realistic anthropomorphism, we can also feel a kind of vague indifference...

    Cette série fut réalisée durant une mission d'entrainement dans un camp en Afghanistan des forces américaines. Loin de l'agitation des stands de tir et des explosions, j'ai arpenté la zone à la recherche des autres soldats. Je les découvre pour la première fois en dehors de l'effervescence des missions, jouant au basket-ball, faisant de la musculation ou simplement assis. Je les photographie alors dans cet instant de pause, de loin puis de près. Je traque ces visages de synthèse à la recherche d'une lueur. Il émane des regards une sensibilité étrange. Les visages des soldats portent les marques de l'horreur et de la souffrance et pourtant, au delà de l'anthropomorphisme hyper réaliste, on pressent comme une vague indifférence...

  • Landscape

    Je reviens vers les zones de conflits, vers la ville. Un peu en retrait, je suis les combats. Je ne trouve pas de morts, pas de cadavres, pas de sang mais des impacts. Je photographies les marques laissées pas ces conflits programmés qui se déroule devant moi et sans moi. Les rues sont désertes. Loin des conflits, il ne règne que peu de vie dans un jeu vidéo, la ville et ses immeubles ne sont plus que de simples décors.

  • Skin

    Ces images ont été réalisées à partir des textures de corps utilisées dans la modélisation 3D de personnages humains, autrement dit, il s'agit de reconstitution d'épidermes numériques. Dans cette série, il n'est pourtant pas tant question d'imitation ou de réalité que de la valeur du corps humain. Ainsi découpées et exposées, ces peaux font échos aux trophées de chasses, à ces animaux dépecés dont les peaux sont jetés au bas d'un lit ou devant une cheminée. Ces étendards épidermiques renvoie l'être humain vers sa condition de mortel. Vanité au sens des plus classique, ces images dérangent autant qu'elles captivent l'œil.